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Aujourd’hui dans mon frigo

octobre 29, 2009

Aujourd’hui 29 octobre, mon frigo contient:

-Dans le congélateur, des blocs de riz congelés. C’est un truc que je tiens de mon premier séjour, un ami japonais de ma guesthouse le faisait. Très simple: Préparer toujours le triple de la quantité de riz nécessaire pour le repas, envelloper les deux portions restantes dans du film plastic et congeler. En trois minutes et demi au micro-onde, c’est prêt, et exactement comme sorti de l’étuve. Pratique le matin! Il faut dire que c’est la base de mon alimentation ici et que j’en mange deux à trois fois par jour…

-Quattre boîtes de natto.

-Deux paquets d’udon (nouilles japonaises à la farine de blé – mais rien à voir avec les spaghetti)

-Un paquet de Sanuki Udon (Udon frais de l’île de Shikoku)

-Du miso de Nagano (Le meilleur du Japon, à mon avis.)

-Du miso au Katsuo (sorte de bonite)

-Du yoghourt nature en grands pots.

-Des oeufs.

-Des umeboshi (prunes saumurées, très acides et plus ou moins salées. Pour donner du goût au riz ou à déguster tel quel.)

-Des algues (konbu昆布) saumurées au shoyu(sauce soya) et graines de sésames. Et une variante avec des petits cubes de thon séché. A manger avec du riz blanc, également.

-Des tsukemono à la manière de Nara. C’est-à-dire des conserve au vinaigre, sauf qu’elles ne baignent pas dedans. J’ai des tranches de radis japonais, d’aubergine, et d’un légume que je n’ai pas encore identifié.

-Des champigons japonais.

-Du gingembre frais.

-Des oignons longs japonais. (J’ai vraiment besoin de préciser que c’est japonais à chaque fois?)

-Du chou. (Là je pourrais dire, du chou chinois.)

-Un avocat.

-Trois kiwi gold. La Nouvelle-Zélande, c’est bien plus proche depuis le Japon. Les fruits sont monstrueusement cher au Japon. L’autre jour, j’ai voulu acheter du raisin… Vingt francs la grappe!! Heureusement, pour les plus petits budgets, il y des paquets avec cinq grains. Pour 4 francs. Voilà pourquoi la liste des fruits n’est pas longue.

-Deux litres de lait de soja.

-Un berlingot de café froid. (Je le mélange au lait de soja parfois, ça fait du café au lait)

-Du jus d’orange (Sans ça je tourne pas).

-Une bouteille de Mitsuya Cider, c’est comme du Canada dry. En mieux. Parce que c’est japonais.

-Des bières. Asahi, Ebisu, Ebisu rouge.

-Patate douce, courge, aubergines et mandarines de Shikoku ne sont pas dans le frigo. Ni les condiments, sauces, et aliments secs il va sans dire.

A bientôt!

A.

A la place des apfelmakroni

septembre 17, 2009

Voilà, je peux dire que je suis installé.

Evidemment, les tout premiers jours n’étaient pas faciles. Mais en comparaison d’autres fois, la transition fut beaucoup plus fluide cette fois-ci. Je me souviens de l’année dernière, revenant au Japon après un an, posant mes valises chez un pote qui y habite, m’asseoir, souffler un grand coup et sentir mon moral tomber. La petite dépression post-adventum, un classique. Pendant l’Odyssée eurasiatique, je l’ai souvent ressentie. A fortiori lorsque non seulement la langue et la monnaie changeait, mais aussi le système d’écriture (par exemple, de Turquie en Iran, ou du Kirghizistan en Chine).

Il est vrai que j’en suis à mon troisième séjour dans l’archipel. Je savais ce qui me dérangerait, je savais ce qui me plairait. Sinon ma liste de « ré-impressions » du billet précédent aurait été dix fois plus longue! Et cela, loin de rendre fade le changement de pays, l’adoucit.

Car avoir un toit, un lit, une adresse, c’est une chose et non des moindre, mais cela crée aussi un sentiment d’enfermement. Que faire une fois que les affaires sont rangées, le corps rincé et l’estomac rassasié? L’extérieur est un grand espace hérmétique, opaque.

Il s’agit alors d’y enfoncer un coin et d’y ouvrir une brêche. Et cela ce fait petit à petit. Vaguer dans les alentours, se perdre deux ou trois fois, goûter une confiserie locale… Et puis trouver la piscine municipale, parler à un voisin, se perdre encore. Enfin, retourner sur les lieux du passé, mes premiers chez-moi à Tokyo, retrouver des vieilles connaissances, ou découvrir qu’on a perdu leur trace.

Grâce aux kami-sama, la nourriture au Japon est exquise (et bon marché). Je ne déroge pas à ma politique habituelle: manger local. En Suisse, profiter du chocolat, de la viande des Grisons, des fromages et surtout du pain! Mais jamais de sushis! Au Japon, me gaver de Sanuki udon, okonomiyaki, tofu frais et surtout de sashimi, et éviter absolument les restos européens.

Pas facile de se concocter un petit-déj suffisament calorique mais sain, mais j’ai la combine: Un grand bol de riz blanc, y ajouter deux boîtes de natto (graines de soja moisies qui deviennent gluantes quand on les touille, avec un goût de noisette), un oeuf cru, des algues(nori) en lamelles et un peu de sauce soya, et mélanger! Pour un repas qui tient au ventre, cela remplace avantageusement mes apfelmakronen (faire cuire dans du lait, au micro-onde, des tortelloni-ce qui en fait des apfeltortellonen!- fourrés aux épinards et ricotta de la Coopè, avec des morceaux de Golden. sortir avant que le lait bouille, couper de fines lamelles de gruyère mi-salé dessus et remettre 20 secondes.)

AG